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Crise de la quarantaine ? NGL ne veut pas en entendre parler

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Pour marquer dignement son entrée dans le cercle des quadras, la société nyonnaise a décidé de se réinventer. Loin de se reposer sur quatre décennies de succès, elle met désormais l’accent sur deux axes : un support complet à ses clients et le développement de nouveaux produits. 

La création il y a quelques années de la NGL Academy avait pour but d’offrir formation et information sur les produits, aussi bien à la clientèle qu’aux distributeurs et aux employés. Cette volonté de partager les connaissances amène aujourd’hui l’entreprise à organiser des « afterworks » durant lesquels des thèmes précis (gestion des eaux résiduaires industrielles, par exemple) sont abordés en présence d’un équipementier, d’un utilisateur produits et d’un représentant politique en charge de l’environnement. Jacques Dubochet, prix Nobel de chimie en 2017, décrit volontiers avoir vaincu sa peur du noir lorsqu’il était enfant grâce à Copernic qui savait expliquer le retour du soleil après la nuit. Tout se résume donc à la manière d’appréhender un problème : mieux on comprend une situation, moins elle nous effraie. L’objectif de ces « afterworks » est ainsi de pousser les clients à dépasser leurs craintes (l’utilisation de produits issus de la chimie fait souvent peur), de les aider à identifier clairement leurs besoins et de les guider dans le choix des produits les mieux adaptés.

Plus performants et plus sûrs
Les années passées ont été marquées par la restructuration du groupe et l’ouverture de nombreuses filiales, la dernière en date à Chicago en 2017. Place désormais au développement de produits. NGL affiche clairement ses ambitions pour 2018 : la mise sur le marché d’un nouveau produit toutes les six à huit semaines. Autant dire que le département R&D tourne à plein régime. Jean-Michel Balmelle, CEO: « Nous voulons fêter nos 40 ans d’existence en proposant des solutions non seulement plus respectueuses des personnes et de l’environnement mais également plus performantes ».

Pour le secteur médical, l’entreprise propose la gamme Galvex, dégraissants écologiques pour l’élimination de pâtes à polir et des huiles légères en procédés ultrasons. Compatible avec tous les types de matériaux, ces produits assurent un dégraissage complet des pièces même de géométrie complexe. Egalement destiné au domaine médical, le procédé de passivation Decomet permet d’éliminer les imperfections (fragments d’outils ou particules de fer) de la surface des pièces. Ainsi exempte de résidus, la surface pourra laisser l’oxygène de l’air recréer rapidement une couche d’oxyde compacte, homogène et protectrice.

Nouvelle gamme pour l’horlogerie et la bijouterie présentée au SIAMS
De nombreux produits destinés à ces deux secteurs ont également gagné en performance tout en soignant l’aspect environnemental. La nouvelle Schutzlack NGL Bleue par exemple a été développée pour protéger temporairement certaines pièces horlogères (ponts, boitiers, carrures) lors d’opérations d’usinage ou de satinage. Appliquée par pulvérisation, par trempage ou au pinceau, elle ne présente aucune toxicité pour l’Homme et son élimination est aisée en milieu lessiviel. Son séchage rapide à l’air ambiant permet un gain de temps considérable entre les diverses opérations.

Nouvellement développé, le Galvex TM est une solution chimique faiblement alcaline utilisée pour l’élimination des pâtes à polir par ultrasons. Compatible tous métaux (cuivreux, acier inox, Zamak), il présente d’intéressantes propriétés, la principale étant d’éviter la redéposition de cuivre sur le Zamak. Il permet donc le nettoyage de différents métaux en même temps. Ne contenant aucun agent nocif, le Galvex TM représente une alternative à l’actuel Galvano TM.

Le Allstrip est principalement destiné à la joaillerie. Pouvant remplacer l’acétone, il permet d’éliminer les résidus organiques telles que colle, mastic et vernis de protection sans attaquer le support. Compatible avec tous les métaux, les verres organiques et les verres minéraux, il ne contient pas de produit halogéné, de NEP ni d’alcool modifié. NGL présentera également au SIAMS une gamme SAV composée du Rubifin n°10 pour le nettoyage et du Rubifin n°3 pour le séchage.

La dernière gamme développée récemment par l’entreprise illustre parfaitement sa volonté de proposer des produits de plus en plus sûrs. L’Uniceral 208 et le Ceraltin 211 sont utilisés pour le « decoating », autrement dit pour enlever la couche de protection de certains outils avant leur réaffûtage. Jusqu’à maintenant, le recours à des produits chimiques lourds était la norme. La nouvelle formulation s’avère nettement moins nocive tout en assurant d’excellents résultats. L’élimination de revêtements à base de titane et d’aluminium est totale, il n’y a aucun phénomène d’oxydation du support et la géométrie de l’outil n’est pas touchée. Preuve que les produits NGL sont de plus en plus propres, le nombre de pictogrammes de mise en garde diminue régulièrement sur les étiquettes. « Notre département R&D fait un excellent travail et nous prépare à faire face à d’éventuelles nouvelles législations », déclare Jean-Michel Balmelle.

 

Evolution future
La situation actuelle est bonne, principalement dans le médical et l’horlogerie. « Notre entreprise est aujourd’hui active dans une vingtaine d’industries. Il reste donc bien des domaines à explorer. Cette année, nous développons nos métiers de base. Dès l’année prochaine, nous chercherons à renforcer notre présence dans des secteurs peu travaillés actuellement ou carrément nouveaux. Je vous invite donc à suivre notre actualité sur notre site internet ainsi que sur notre page LinkedIn», conclut le CEO.

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